La plupart des matins se déroulent selon le même scénario.
Les voitures avancent petit à petit. Les enfants sautent hors de la voiture, leurs sacs à dos sur le dos. Un dépose rapide, et tout le monde repart.
Imaginez maintenant quelque chose de différent.
Un groupe d'enfants qui roulent ensemble. Des parents et des enseignants les accompagnent. Une file de vélos qui avance dans le quartier comme un bus scolaire, mais sur deux roues.
On l'appelle le « Bike Bus ». Et quand on en voit un, on ne l'oublie plus.
Alors, qu'est-ce qu'un « bike bus » ?
Un « Bike Bus » est une sortie à vélo en groupe pour se rendre à l'école, avec un itinéraire défini, des « arrêts » prévus et la présence d'adultes pour encadrer les enfants tout au long du trajet.
Les enfants montent à différents arrêts, comme sur un itinéraire de bus. Des bénévoles les accompagnent pour veiller au bon déroulement et à la sécurité de l'opération. Lorsqu'ils arrivent à l'école, ils ont déjà commencé la journée en bougeant, en discutant et en se réveillant, ce qu'un trajet en voiture ne permet tout simplement pas.
C'est simple. C'est justement ça.
Pourquoi ce secteur connaît-il une croissance rapide ?
Bike Bus World a contribué à faire de cette initiative un mouvement national, en donnant aux collectivités les moyens de mettre en place leurs propres « Bike Bus ».
Depuis 2022, le cofondateur Sam Balto, également connu sous le nom de Coach Balto, a contribué à étendre ce concept à des centaines de programmes à travers les États-Unis et à bien d'autres encore dans le monde entier.
« Nous n’avons rien inventé de nouveau », explique l’entraîneur Balto. « Nous avons simplement rétabli une pratique qui était autrefois courante : celle des enfants se rendant à l’école ensemble, par leurs propres moyens, en lien avec leur communauté. »
Ce qui est surprenant, c'est l'endroit où on les voit apparaître. Pas seulement dans les grandes villes cyclables, mais aussi dans les banlieues et les quartiers ordinaires où aller à l'école à vélo ne faisait auparavant pas partie des habitudes.
Ça marche parce qu'on commence modestement.

Ce que les enfants en retirent
Les effets se font rapidement sentir.
Les enfants arrivent à l'école plus éveillés et plus sociables. Cette activité physique matinale les aide à s'adapter plus rapidement et à s'impliquer plus tôt.
Comme l'explique l'entraîneur Balto : « Le Bike Bus ne sert pas seulement à emmener les enfants à l'école. Il s'agit de leur offrir un meilleur départ dans la journée et de donner aux communautés une raison de se mobiliser les unes pour les autres. »
Il y a aussi une question de confiance. Rouler en groupe permet de développer l'autonomie de manière tout à fait naturelle. Cela donne aux enfants le sentiment d'être maîtres de leur trajet et de partager une expérience avec leurs amis.
Pour de nombreuses familles, c'est devenu un moment que les enfants attendent avec impatience, et non plus une corvée qu'ils veulent en finir au plus vite.
C'est une affaire de communauté
Les « Bike Buses » ne fonctionnent pas sans les gens. C'est en partie ce qui fait leur succès.
Les parents, les enseignants et les bénévoles accompagnent les enfants à vélo. Parfois, des responsables locaux se joignent également à eux.
À Tempe, des associations telles que le Tempe Bicycle Action Group contribuent à mettre en place des itinéraires réguliers de « Bike Bus », rassemblant familles et militants pour soutenir cette initiative.
Quand un Bike Bus passe, ça ne passe pas inaperçu. Cela change la façon dont le vélo est perçu au sein de la communauté, même pour ceux qui se contentent de regarder depuis le trottoir.

Quand les vélos électriques sont utiles
Tous les bénévoles adultes ne sont pas des cyclistes réguliers, ce qui peut constituer un obstacle.
Les vélos électriques contribuent à le réduire.
Elles permettent à davantage de personnes de se joindre au groupe, de suivre le rythme et de participer régulièrement. C'est important, surtout lorsque les sorties rassemblent des cyclistes d'âges et de niveaux variés.
C'est en partie pour cette raison que Lectric a soutenu l'initiative Bike Bus en aidant les écoles à mettre en place de petites « bibliothèques de prêt » de vélos à l'intention du personnel et des bénévoles.
Plus il y a de cyclistes, plus le soutien est important. Plus le soutien est important, plus la course peut se poursuivre.
À quoi cela ressemble
Le Bike Bus ne donne pas l'impression d'être un programme officiel.
On dirait qu'on est sur une bonne lancée.
Des enfants qui récupèrent leurs copains en chemin. Des sonnettes qui retentissent. Des discussions qui s'engagent avant même que la journée d'école ne commence. Des adultes qui les accompagnent à vélo, veillant à ce que tout se passe bien tout en laissant les enfants donner le ton.
Et presque toujours, quelqu'un qui regarde et se dit qu'il pourrait faire la même chose là où il vit.
Comment en créer une
Ce n'est pas nécessaire que ce soit compliqué. « En fait, explique Coach Balto, rien n’est compliqué dans le Bike Bus. C’est exactement pour ça que ça marche. Quand on facilite la venue des enfants en groupe, tout le reste commence à changer. »
La plupart des « Bike Bus » commencent avec un petit groupe et un projet simple : un itinéraire, un jour par semaine, une poignée de cyclistes.
À partir de là, ça prend de l'ampleur.
Bike Bus World propose des conseils sur tous les aspects, de la planification des itinéraires à l'organisation des bénévoles, en passant par la collaboration avec les écoles.
Si vous envisagez d'en créer un, optez pour la simplicité :
Commencez par une discussion entre quelques parents ou enseignants.
Choisissez un itinéraire qui vous semble sûr et facile à parcourir.
Choisissez un jour fixe pour faire du vélo.
Alors, c'est parti !